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 CONTROVERSE ET PROCÈS AUTOUR DE LA FONDATION DE LA LDJ

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Khaledelbidaoui

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MessageSujet: CONTROVERSE ET PROCÈS AUTOUR DE LA FONDATION DE LA LDJ   Mer 2 Sep - 18:57

CONTROVERSE ET PROCÈS AUTOUR DE LA FONDATION DE LA LIGUE DE DÉFENSE JUIVE

Présenté comme son "idéologue", Pierre Lurçat assigne le site Street Press


A votre bon cœur ! Pour payer ses frais d’avocat, le site StreetPress sollicite une aide financière sur Ulule. En plus d’autres attaques, le pureplayer est visé par une assignation de Pierre Lurçat, souvent présenté comme le fondateur de la Ligue de défense juive (LDJ). Motif ? La non publication d’un droit de réponse et la demande de retrait d’une photo.

2 400 euros. C'est la somme que StreetPress a réclamée avec succès sur la plateforme Ulule. Une somme destinée à payer les frais d’avocat que le pure player doit dépenser dans le cadre d'une assignation en référé, émise par Pierre Lurçat (souvent présenté comme le fondateur de la LDJ) et prévue pour le 9 septembre, au Tribunal de Paris. Dépassant les espérances du pure player, la somme atteint aujourd'hui plus de 3 000 euros, alors qu'il reste encore 9 jours de collecte.


L'origine de ces déboires judiciaires ? Trois articles: "La ligue de défense juive, en vrai". Après six mois d’enquête, "en compagnie des ennemis préférés de Dieudonné et des pro-palestiniens radicaux", Johan Weisz, journaliste et directeur de la rédaction, publiait en septembre 2014 trois longs articles sur cette milice française d'autodéfense de la communauté juive, qui cultive volontiers le mystère. La cause de la discorde qui l’oppose à Lurçat se trouve dans le deuxième volet : retraçant l’histoire de la création de la LDJ en France et ses origines idéologiques, le journaliste présente Lurçat comme le fondateur de la Ligue et "l’idéologue", qui "œuvrera à diffuser dans la communauté juive l’idéologie de Kah: le racisme anti-arabes (coupables en Israël des attentats et en France de l’antisémitisme)". Kah? Un parti israélien à la droite de la droite créé au début des années 1970 par Méïr Kahana, également fondateur de la Jewish Defense League (JDL). Un mouvement et un parti qui avaient pour symbole l’étoile de David marquée d’un poing sur fond jaune, le même que la Ligue française.

Que dit le reste de l’enquête ? Intitulé "Milice ou bullshit", le premier volet s’interroge sur la réalité de la réputation bagarreuse de la Ligue et … estime plutôt cette réputation usurpée. "Si les statuts Facebook évoquent des bastons quasi quotidiennes (...), j’ai fait chou blanc à chaque fois", écrit le journaliste. Fini le krav-maga, cette méthode israélienne de combat rapproché : "Sur le terrain, krav-maga ou pas krav-maga, j’ai les ai vus détaler alors qu’ils étaient à 20 contre 7", confie à Weisz un militant antifa, qui "juge qu’il y en a 3 qui sont réellement dangereux dans une bagarre". Le dernier volet décrit les années fortes de la Ligue et les glissements idéologiques que connait la mouvance, entre racisme et rapprochement avec l’extrême droite française. Illustration : "A l’époque ou Alain Soral s’était rapproché du FN et de Marine le Pen, celle-ci a appelé Eliahou le boss de la Ligue pour que ses gars cessent de cogner sur Soral. « C’est vrai, je confirme mais je n’étais pas d’accord pour qu’on fasse ce deal », ajoute Tony Attal [chef de la branche action de la Ligue entre 2000 et 2009]".
Article StreetPress LDJ

UN DROIT DE RÉPONSE HORS DÉLAIS

A l’époque, les articles ne font pas particulièrement de bruit. Sauf auprès des premiers concernés. "On a reçu de multiples mails de mise en demeure et des menaces de plaintes de membres de la Ligue", confie Weisz à @si. Pour l’anecdote, l’auteur de l’enquête raconte qu’un ancien membre de la LDJ, Philippe Wagner, a même déposé plainte au commissariat : "Cette démarche n’a aucune valeur juridique, mais c’était un moyen d’accentuer la pression pour obtenir le retrait des articles".

Mais ce n’est que six mois après la publication des articles, en avril 2015, que Lurçat fait parvenir un droit de réponse à la rédaction. Trop tard pour StreetPress qui choisit d’ignorer le texte : "Les délais légaux étaient largement dépassés", explique Weisz. Selon l’article 6, IV de la loi pour la confiance dans l’économie numérique : "Toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d'un droit de réponse. La demande d'exercice du droit de réponse (…) est présentée au plus tard dans un délai de trois mois à compter de la mise à disposition du public du message justifiant cette demande".

En plus de ce droit de réponse, Lurçat demande le retrait d’une photo de lui – avec son chien – au motif que celle-ci pourrait le mettre en danger, croit savoir StreetPress. Là encore, la rédaction rejette sa demande. "C’est une photo qu’il a lui-même publiée et que l’on trouvait sur son blog, elle était publique ! ", s’étonne le directeur de la rédaction. Effacée du blog depuis, la photo clôture donc toujours l’enquête à laquelle Lurçat, contacté par StreetPress, avait refusé de répondre.

PAS DE PROCÈS EN DIFFAMATION

Devant le refus de StreetPress d'accéder à ses demandes, Lurçat a attaqué en justice le pure player. "Il ne s’agit pas d’une plainte mais d’une assignation en référé pour faire publier un droit de réponse et retirer cette photo, prise dans un cadre privé. Si mon client conteste la teneur de cet article, il ne cherche pas en interdire la publication", explique l’avocat de Lurçat, Thomas Ricard, joint par @si. De son côté, le principal intéressé, ne souhaite pas s’exprimer. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour adresser ces demandes ? Selon nos informations, Lurçat, alors domicilié à Jérusalem, prétend n’avoir pas eu immédiatement connaissance de l’enquête. De retour en France, cette publication serait alors devenue plus gênante et la photo aurait même inquiété sa famille.

Que conteste concrètement Lurçat dans son droit de réponse ? Parvenu jusqu’à @si, le texte récuse principalement l'association de Lurçat avec une pensée raciste anti-arabe d’extrême droite ou encore sa proximité avec les idées du rabbin Kahana. On imagine qu’en tant qu’interprète et traducteur de langue arabe, ces éléments ne sont pas pour favoriser son acitivité.
Lurçat a toujours contesté être le fondateur de la LDJ, rôle que lui ont notamment attribué Le Monde, Libération, ou encore France 2. En revanche, aujourd'hui, il ne nie pas son appartenance à l'organisation, tout en tentant de minimiser son implication : "Le rôle d’idéologue de la Ligue de Défense juive que vous m’attribuez à tort dans votre article ne correspond pas à la réalité. J’ai assumé un rôle bien plus modeste, en organisant le « Prix de la Désinformation » au début des années 2000, dans le cadre d’un Collectif contre la Désinformation apolitique, dont la LDJ n’était qu’une composante", écrit Lurçat dans son droit de réponse qui n'a jamais été publié. Un prix alors remis à Charles Enderlin, correspondant à Jérusalem de France 2, dans le cadre de la polémique autour de la mort du petit Mohammed Al Dura (sur laquelle @si est longuement revenu).

En attendant cette assignation devant le TGI, fort du succès de sa campagne de crowdfunding, StreetPress s’est fixé un nouvel objectif pour financer non plus un seul procès mais "un trimestre de frais d’avocat d’avance". Une initiative qui anticipe peut-être les effets secondaires de la publication d’un livre et de documents inédits sur l’organisation d’Alain Soral, Egalité & réconciliation (dont @si vous parlait hier).

La LDJ, groupuscule informel

Fondée en 2000 et dissoute en 2003, la LDJ version française existe toujours, mais sans existence légale. Forte d’un noyau dur d’à peine quelques dizaines de militants, elle fait parler d’elle grâce à des actions "coups de poing". "La LDJ ne dispose pas d’une structure très claire ni de responsables très identifiés, mais fonctionne plutôt comme une «marque» qui rallie de jeunes juifs désireux d’en découdre", précise Le Monde. C’est le cas par exemple du hacker ultra-sioniste Ulcan, qui a continué ses activités d’intimidation après avoir revendiqué un temps son appartenance à la LDJ. Les anciens du Betar (autre groupe "d’autodéfense juive") qui sont à l’origine du groupe en France se sont inspirés de la Jewish Defense League américaine, fondée en 1968 et aujourd’hui considérée par le FBI comme un groupe terroriste.
Sa "mission" ? Selon ses porte-parole (officieux), la LDJ est là pour "protéger les juifs de France contre la violence tant verbale que physique de leurs ennemis" et les encourager au départ vers Israël. Dans les faits, la LDJ ne recule pas devant les provocations (comme @si le racontait ici) et les méthodes musclées (agression de lycéens d’origine maghrébine dans le XVIème ou saccage de librairies pro-palestiniennes par exemple). Au risque de dérives racistes : "Le slogan kahaniste "pas d’arabes, pas d’attentats" est un grand classique des manifs de la LDJ", note par exemple StreetPress, qui rappelle aussi le cas de deux jeunes membres condamnés pour avoir poignardé un jeune de 16 ans et l’avoir traité de "sale gitan".

Julia Gualtieri



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