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 Petite histoire du Front National...

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Khaledelbidaoui



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MessageSujet: Petite histoire du Front National...   Jeu 29 Oct - 16:50

Les anciens SS ont reconstruit l'extrême droite française après 1945




L'idéologie des combattants volontaires des légions nazies contre le «judéo-bolchevisme» a alimenté les idées de l’extrême droite radicale d’après-guerre et lui a donné la capacité de se réorganiser.


En faisant du 8 mai un jour férié, le Président François Mitterrand a voulu souligner comment la victoire contre le nazisme était celle de l’ensemble des Français. Il prolongeait ainsi le récit gaullo-communiste, opposant une France de la Résistance à un gouvernement de Vichy qui n’eût été que trahison de quelques élites. A dire vrai, la défaite de l’Axe fut aussi celle de certains Français.

En effet, sur ses 900.000 membres en 1944, la Waffen-SS était composée pour moitié de non-Allemands. Ce que l’extrême droite radicale nomme «la grande armée européenne» avait attiré son lot de Français, acquis à l’édification du «Nouvel ordre européen» promis par la propagande nazie. Quelles étaient ces unités françaises? Quels hommes y trouvait-on?

Avec l'ouverture du front de l’Est le 22 juin 1941, la propagande du IIIe Reich abandonne le nationalisme grand-allemand et affirme prendre la tête d'une croisade pour la sauvegarde de l'Europe. Pour la propagande pro-germanique, l'Alliance des Anglais, des Américains et des Soviétiques implique bientôt de désigner l'unité européenne comme prise entre les mâchoires d'un ennemi unique.

Capitalisme et communisme seraient les deux éléments matérialistes désagrégeant les nations et les âmes des peuples au profit de l'instauration d'une ploutocratie juive planétaire. Le discours sur «l’anéantissement» du «judéo-bolchevisme» désigne dorénavant un monstre judéo-américano-soviétique dont «l’impérialisme» agresserait l’Europe.

En France, dès l'ouverture du front oriental, les principaux groupements collaborationnistes lancent ensemble la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme (LVF) qui constitue le 638e régiment de la 7e division de la Wehrmacht (6.000 hommes). Un des cadres de l'Institut des Questions Juives envisage de donner pour symbole à la nouvelle troupe… une croix gammée bleu-blanc-rouge… Le cardinal Baudrillart apporte sa bénédiction à la LVF en considérant que «cette légion constitue une chevalerie nouvelle. Ces légionnaires sont les croisés du XXe siècle». Les volontaires prêtent serment à Hitler le 12 octobre 1941.

Les Croisés contre le bolchevisme

Deux des chefs politiques collaborationnistes font le pas de l’engagement: Jacques Doriot et Pierre Clémenti. Le premier est issu du communisme et est le leader du Parti Populaire Français, un parti adepte d’un conservatisme de choc habillé d’un style fasciste.

L’engagement européen mène à une radicalisation de Doriot et du PPF, qui en 1943 n’hésitent plus à se revendiquer «totalitaire» et «européen». L’engagement de Doriot lui permet d’accroitre son aura auprès des plus ardents collaborationnistes, mais attire force antipathie au PPF. Pour guider le parti durant ses absences, il le confie à Victor Barthélémy (futur secrétaire-général du Front national). Il est abattu en Allemagne en 1945.

Le second leader à prendre l’uniforme de la LVF est Pierre Clémenti. Son Parti Français National-Collectiviste (il s’appelait national-communiste mais l’Occupant lui a demandé de changer de nom) est bien plus modeste et, malgré son nom, relève d’une extrême droite assez classique. Quoique condamné à mort à la Libération, il sera ensuite de tous les coups de l’extrême droite radicale européenne, en particulier au sein d’une Internationale, le Nouveau ordre européen, fondée en 1951 par l’ex-trotskyste, ex-stalinien et ex Waffen-SS René Binet.

L’anticommunisme est bien le ciment de cet engagement. Il s’agit d’un thème populaire, apte à entraîner le soutien de masses et à susciter des vocations. En 1942, sous l'impulsion des services de propagande allemands, le Comité d'Action Antibolchevique produit une exposition «Le Bolchevisme contre l'Europe», parrainée par les pays européens de l'Axe. Elle reçoit 370.000 visiteurs à Paris, 160.000 à Lille, et encore près de 30.000 à Toulouse où elle se trouve entre le 6 mai et 8 juin 1944.

La LVF dispose de son propre organe de propagande pour mobiliser ses membres: Le Combattant européen. Il est dirigé par Marc Augier, ancien militant de gauche et futur écrivain à succès sous le pseudonyme de Saint Loup. Saint Loup popularisera dans les années 1960-1970 une vision «pop» de la SS, lui inventant une fraction ésotérique prête au coup de force pour imposer une Europe des régions. Mais, dès la guerre, il a le goût de la romance…

Qu’importe que l’action militaire de la LVF soit tout à fait médiocre, Augier excelle à transformer le récit de sa faiblesse combattante en drame épique. Il sait donner une perspective. Membre du «Groupe Collaboration», il a dirigé sa branche des Jeunes de l’Europe Nouvelle. Ses militants diffusent en France, La Jeune Europe, un journal destiné aux jeunes intellectuels, publiant dans ses colonnes toute l’intelligentsia de l’extrême droite européenne, lancé en 12 langues en 1942 afin de représenter la concorde continentale naissant avec la SS européenne. Les militants passent ensuite pour l'essentiel à la Milice ou à la  brigade SS Frankreich.

La Milice est quant à elle fondée en janvier 1943 afin de soutenir l'effort allemand dans le cadre de la répression de la Résistance. Pour la Milice, il n’y a pas de différence entre front de l’Est et guerre civile intérieure: elle ne voit là qu’un seul ennemi. Son chef Joseph Darnand souhaite la transformer en parti unique, et en formation armée unique absorbant la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme qui combat à l'Est. En août, il renforce sa position en jurant fidélité à Hitler et intégrant la Waffen-SS. Avec ses 25.000 miliciens, dont un grand nombre inactifs, il escompte radicaliser le régime de Vichy pour l'entraîner de l'autoritarisme vers le totalitarisme. Il sera exécuté à la Libération.

La Waffen-SS française

En 1943, le IIIe Reich accorde aux Français le droit de rejoindre la Waffen-SS au sein de la brigade Frankreich (2.500 hommes). Les brochures promouvant l'engagement alternent l'argumentaire idéologique magnifiant «l'union de la jeunesse européenne contre le nihilisme bolcheviste» et un descriptif sportif (les SS à la plage, à cheval, en motocyclette, etc.) et alimentaire (avec composition des menus... soit un argument de poids en son contexte).

Les hommes de la Frankreich, de la LVF et des Miliciens sont enfin versés dans la Division Charlemagne de la Waffen-SS en novembre 1944 (moins de 8.000 hommes).

Selon François Duprat, cadre mais aussi historien des extrêmes droites, le tout premier Français accepté dans la SS fut Jean-Marie Balestre. Il était avant-guerre membre du service d’ordre de la Ligue Internationale contre l’Antisémitisme, mais dès l’été 1940, proche de Clémenti, on le trouve impliqué dans des violences antisémites en compagnie de son ami Robert Hersant.

Dans Devenir, le journal des SS francophones, Balestre trace les grands traits d’une idéologie qui a plus à voir avec celle de l’extrême droite radicale d’après-guerre qu’avec le nationalisme grand-allemand. Le futur président de la Fédération Internationale du Sport Automobile (de 1978 à 1991) certifie alors que les SS français savent qu’Hitler «les conduira au triomphe total, et ils savent aussi que, grâce à eux, la France y aura participé».

Dans les pages de Devenir, on est très loin de l’état d’esprit des croisés de 1941 – d’où d’ailleurs quelques tensions dans la Charlemagne. Ici, on applaudit à la mort des nations grâce à «l’homme nordique qui renaît aujourd’hui», «enraciné» et défait de «l’orientalisme» chrétien. L’écrivain Lucien Rebatet (qui participe après-guerre à la presse d’extrême droite), y salue les Allemands nazis, les Roumains de la Garde de Fer, les antisémites des Etats-Unis, les nationalistes argentins, tous ceux qui ont «l’esprit européen, l’esprit aryen, l’esprit révolutionnaire». Et de conclure que les engagés du front de l’Est sont «l’élite de cette Internationale aryenne qui refera demain le monde sans Juifs, sans démocrates, sans trusts. Camarades SS de 18 nations, je vous adresse, le bras tendu, notre salut, le salut aryen. Mort aux juifs!»

Les décombres

La sortie de guerre est particulièrement délicate pour ces hommes. Ils ont franchi le Rubicon et, jusqu’au bout souvent, veulent y croire. Ainsi, le SS Marcel Lhomet écrit-il dans une lettre en date du 30 mars 1944:

«C'est un SS qui t'écris. C'est la formation SS qui parle. Nous sommes un ordre de chevalerie, un ordre de soldats, nos lois sont dures. Notre voie est toute droite, sans compromis, et notre but est la victoire européenne, de la Race. [Hitler est] l'homme qui seul est capable de façonner les destinées de l'Occident et de la France ».

La Charlemagne est prise dans les tourments de la fin du conflit. Certains de ses hommes sont à Berlin lors de sa chute. D’autres ont été faits prisonniers par les Russes sur le front de l’Est, tel Jean Castrillo, qui s’y découvre slavophile, s’y convertit à l’orthodoxie, et participera après-guerre aux débuts de la Nouvelle droite et sera un cadre du FN. Il sera alors toujours auprès de Pierre Bousquet.

Face à la débâcle, Bousquet est lui parvenu à se faire passer pour un Français du Service du Travail Obligatoire auprès de l’armée américaine. Le voici engagé par les Américains pour organiser l’arrestation puis le renvoi vers la France des collaborationnistes... Il compte dans l’extrême droite d’après-guerre. Revenu à Paris, il participe en 1946 à un groupe clandestin d’ex Waffen-SS qui tente de placer ses membres dans les mouvements anticommunistes pour pouvoir les manœuvrer.

Lorsqu’en 1972 survient la création du Front National, Bousquet n’est pas enthousiaste. C’est alors Georges Bidault, l’ancien président du Conseil National de la Résistance avec lequel il s’est lié, qui l’invite à y participer, même si lui-même préfère demeurer en retrait. C’est avec Bousquet que Jean-Marie le Pen va déposer les statuts du jeune Front National, dont l’ancien de la Charlemagne est le premier trésorier. Même si lui et Castrillo quittent le FN fin 1980 en considérant que, depuis l’assassinat de Duprat, Israël tiendrait Jean-Marie le Pen, de nombreux membres de la Nouvelle droite et du FN seront à ses obsèques en 1991.

En termes militaires, l’apport des Français à la SS n’a pas eu de grande importance. Mais, en termes politiques, les anciens SS jouent après-guerre un rôle essentiel  dans la reconstruction des extrêmes droites, y faisant montre de capacités d’élaboration idéologique et organisationnelle.

Nicolas Lebourg


http://www.slate.fr/culture/86829/waffen-ss-francais-racines-droites-radicales
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adm-janine
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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Jeu 29 Oct - 19:31

Tres interessant cet article, khaled tu sais que slate a ete fonde, entre autres' par jacques attali ?

_________________
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Khaledelbidaoui



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Jeu 29 Oct - 19:53

Non, Janine, je ne le savais pas, tu me l'apprends. J'aime bien slate, il y a de bons articles comme celui ci Very Happy
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georges972



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Jeu 29 Oct - 21:48

L'article est incomplet. Beaucoup de SS francais trouverent la mort dans des combats dans la region de Koursk, puis en defendant Berlin. Les rescapes furent assez rares,
Ce qui est plus interessant c'est comment la Milice trouva sa place dans les FFI.

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clarahontas le retour



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Ven 30 Oct - 9:00

il y a des parcours individuels surprenants, certains qui ont fait un petit tour sur le front russe sous uniforme allemand ont réussi à passer résistants. j'ai lu un livre sur les français sous uniforme allemands, il y avait une toute une myriade d'organisations plus ou moins militarisées. Il y a même eu des français qui se sont engagés dans la ss en pleine libération.

effectivement les ss français comme d'autres étrangers ont été parmi les derniers défenseurs de berlin. d'après les auteurs du livre on leur avait laisser le choix entre devenir travailleurs libres ou défendre berlin, un nombre important a choisi Berlin alors qu'ils savaient que tout était fichu. ça me fait penser à une phrase dite dans les alsaciens ou les deux marthilde: dommage qu'un aussi grand courage serve une aussi mauvaise cause.
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georges972



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Ven 30 Oct - 9:45

clarahontas le retour a écrit:
il y a des parcours individuels surprenants, certains qui ont fait un petit tour sur le front russe sous uniforme allemand ont réussi à passer résistants. j'ai lu un livre sur les français sous uniforme allemands, il y avait une toute une myriade d'organisations plus ou moins militarisées. Il y a même eu des français qui se sont engagés dans la ss en pleine libération.

effectivement les ss français comme d'autres étrangers ont été parmi les derniers défenseurs de berlin. d'après les auteurs du livre on leur avait laisser le choix entre devenir travailleurs libres ou défendre berlin, un nombre important a choisi Berlin alors qu'ils savaient que tout était fichu. ça me fait penser à une phrase dite dans les alsaciens ou les deux marthilde: dommage qu'un aussi grand courage serve une aussi mauvaise cause.

Je n'en veux pas specialement au peuple francais. Apres tout, avec tous leurs defauts et qualites, "seuls" 25% des individus juifs francais ou etrangers vivant en France furent extermines. Ce pourcentage est remarquablement bas, c'est vrai il aurait pu etre plus bas, sans la participation active de l'administration francaise. D'un autre cote, on peut aussi admirer le peuple francais, qui nonobstant l'attitude collaborationniste de son administration sut limiter les degats.

On peut les comparer avantageusement avec ce qui se passa, par exemple, en Hongrie ou en 6 semaines, pres d'un demi-million de Juifs perirent et ce quand la France etait pratiquement liberee. Dans le cas specifique de la Hongrie, non seulement l'administration, mais aussi tous les Hongrois non-juifs sans exception notoire, prirent part a cette entreprise de destruction.

Alors si des SS ou des miliciens francais sont passes, grace a De Gaulle ou a d'autres complicites, au travers du filet de la justice, soit!
De Gaulle avait voulu eviter a la France ce qui se passa en Grece, a savoir une guerre civile epouvantable.

Et si le FN a accueilli en son sein des rescapes de ces aventures, il ne faut pas oublier la biologie. Ces gens la ont au moins aujourd'hui plus de 90 ans tant est qu'ils vivent encore.
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clarahontas le retour



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Dim 1 Nov - 17:40

le fn d'aujourd'hui n'a de fait plus grand chose à avoir avec les anciens waffen SS. l'électorat petit blanc qui se sent abandonné est très éloigné des questions idéologiques, c'est ce qu'il voit au quotidien qui est important.

On en parle au café avec des collègues, ils sont dégoûtés par les magouilles, la délinquance impunie à tous les niveaux, le communautarisme et ses défenseurs etc...
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georges972



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Dim 1 Nov - 21:12

clarahontas le retour a écrit:
. l'électorat petit blanc qui se sent abandonné est très éloigné des questions idéologiques, c'est ce qu'il voit au quotidien qui est important.

On en parle au café avec des collègues, ils sont dégoûtés par les magouilles, la délinquance impunie à tous les niveaux, le communautarisme et ses défenseurs etc...

Et c'est la ou reside l'echec total du systeme educatif francais qui n'a pas su ou pas voulu transmettre aux futurs generations le fait democratique et les ideaux republicains.
Et ce n'est pas faute de moyens financiers, mais tout simplement de reformes idiotes destinees uniquement a faire mousser leurs auteurs.

La France malheureusement merite le FN, comme elle merite Melenchon, comme elle merite l'ultra-gauche, comme elle merite Francois Hollande et comme elle merite la jeunesse de ses banlieues.
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alexandre



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Lun 2 Nov - 12:26

Et Mitterrand qui a été à Vichy jusqu'à fin 1943, qui est demeuré un ami de Bousquet jusqu'en 1986, et qui a longtemps fait fleurir la tombe de Pétain...
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georges972



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Mar 3 Nov - 12:20

Et Maurice Papon qui fut l'executeur des basses oeuvres de De Gaulle?
Et toute cette racaille trotskyste qui refusa de rallier la Resistance sous pretexte qu'il ne fallait pas combattre la classe ouvriere allemande enregimentee par les nazis?

Il y eu tellement de complaisances que leurs listes prendraient quelques pages inutiles de ce forum.
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alexandre



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Mar 3 Nov - 13:07

Bien d'accord avec toi pour Papon, Georges.

Le seul mérite de cet homme : parvenir à tous nous mettre d'accord car il s'est montré aussi cruel envers les Arabes qu'envers les juifs (cf la répression sanglante de la manif des travailleurs immigrés algériens, en février 1962).
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josette



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Mer 4 Nov - 13:51

ce FN là n'a plus rien à voir avec le parti de Marine, elle rassemble tous les insatisfaits et pas particulièrement des antisémites comme on veut le faire croire au bon peuple, les gens en ont marre de toutes les magouilles des politicards de tout bord, oui je sais elle fera pareil, tout à l'heure un mec a dit c'est parlant de front républicain que vous dégoutez encore plus les gens

ils vont se prendre une branlée ça va leur faire du bien après il ne restera plus qu'à les dégager pour les présidentielles et bon débarras de la gauche qui comme Miterrand après 14 ans de gauche avait ruiné la France
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alexandre



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Mer 4 Nov - 13:53

Josette a écrit:
Miterrand après 14 ans de gauche avait ruiné la France

ça se discute, même si je n'apprécie guère Mitterrand.
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josette



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Mer 4 Nov - 13:57

eh non mon bon Alexandre celà avait été reconnu par tous,

lui aussi il était gratiné avec sa double vie celà a du donner des idées à Hollande mais il ne lui arrive pas à la cheville, bon je précise je ne l'aime pas non plus et ce au bout de 2 ans de septennat,

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alexandre



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Mer 4 Nov - 14:18

Sa double vie, ce n'est pas ce qu'il a fait de pire, à mon sens...
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georges972



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Jeu 5 Nov - 13:19

josette a écrit:
ce FN là n'a plus rien à voir avec le parti de Marine, elle rassemble tous les insatisfaits et pas particulièrement des antisémites comme on veut le faire croire au bon peuple, les gens en ont marre de toutes les magouilles des politicards de tout bord, oui je sais elle fera pareil, tout à l'heure un mec a dit c'est parlant de front républicain que vous dégoutez encore plus les gens

ils vont se prendre une branlée ça va leur faire du bien après il ne restera plus qu'à les dégager pour les présidentielles et bon débarras de la gauche qui comme Miterrand après 14 ans de gauche avait ruiné la France

Parce que tu crois, Josette, que le FN echappera aux magouilles. Quand on entre en politique, on doit savoir qu'on va se mouiller, qu'on va manger de la m...e en vantant sa qualite et qu'on va trouver des combiens pour enrichir les copains.

Le FN n'est pas meilleur que les autres, il est meme pire car il vehicule des idees fausses qui peuvent faire accepter a la masse qu'une bonne dictature serait meilleure qu'une mauvaise democratie.
Et quand on te mettra face a un peloton d'execution parce que ton pere etait juif ou ta grand-mere puaient des pieds, chez qui trouveras-tu grace? Chez MLP?
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Yann



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Dim 8 Nov - 15:54

Citation :
ce FN là n'a plus rien à voir avec le parti de Marine, elle rassemble tous les insatisfaits et pas particulièrement des antisémites comme on veut le faire croire au bon peuple, les gens en ont marre de toutes les magouilles des politicards de tout bord, oui je sais elle fera pareil, tout à l'heure un mec a dit c'est parlant de front républicain que vous dégoutez encore plus les gens

ils vont se prendre une branlée ça va leur faire du bien après il ne restera plus qu'à les dégager pour les présidentielles et bon débarras de la gauche .

Pas besoin de Marine, va voter pour Nadine Morano, elle au moins n'a pas le passé des Le Pen.





georges a écrit:
Et quand on te mettra face a un peloton d'execution parce que ton pere etait juif ou ta grand-mere puaient des pieds, chez qui trouveras-tu grace? Chez MLP?
tout ça c'est fini  Exclamation il ne faut pas être obsédé par le passé.
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georges972



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Dim 8 Nov - 19:09

Yann a écrit:

tout ça c'est fini  Exclamation il ne faut pas être obsédé par le passé.

Yann, tu n'as pas compris: la democratie est la plus mauvaise gouvernance possible, mais elle est la moins mauvaise parmi les pires.

En clair, la dictature est toujours bonne pour ceux qui l'exerce et mauvaise pour ceux qui la supportent.

Ainsi, chez Staline, il valait mieux etre au Guepeou qu'etre simple citoyen. Et durant tout le regime sovietique, seule la Nomenklatura en profita.

Et ce sera la meme chose si MLP prenait le pouvoir. Ses amis seront bien places, et si tu n'es pas de ses amis, tu risques fort de te retrouver face a un peloton d'execution, une potence ou une guillotine. Car avec MLP, il n'y aura que la liberte de se la fermer!
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alexandre



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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Lun 16 Nov - 10:18

Georges a écrit:
Ainsi, chez Staline, il valait mieux etre au Guepeou

Et encore... combien d'agents du Guépéou ont fini enchaînés à la même chaîne que ceux qu'ils avaient arrêtés...
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MessageSujet: Re: Petite histoire du Front National...   Aujourd'hui à 6:54

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