Si ces scrutins répondent à une réalité juridique, les mandats se terminant en janvier, c'est une absurdité totale sur le plan politique de les organiser à ce moment-là alors que les deux principales forces en présence ne sont pas d'accord, estime Jean-Paul Chagnollaud. Et il serait désastreux d'organiser des élections uniquement en Cisjordanie. » Le chercheur y voit en effet un « piège ».
« Les Palestiniens vont cautionner la réalité d'une séparation entre deux segments d'un territoire rongé par la colonisation. Cela fait le jeu d'Israël. » Pour sortir de la crise, Jean-Paul Chagnollaud voit deux solutions : « Ou bien on fait des élections sur l'ensemble du territoire palestinien, en Cisjordanie, à Gaza et Jérusalem-Est. Cela suppose que les différents camps se réconcilient, au moins pour fixer les règles du jeu, et que la communauté internationale garantisse l'organisation normale du scrutin. Ou bien on ne fait pas les élections. Quelle importance si elles ont lieu dans six mois ? » Sauf que l'on « ne prend pas le chemin d'une entente », conclut-il, pessimiste.
http://www.20minutes.fr/article/359619/Monde-La-Palestine-au-bord-du-divorce.php